D58 expose une théorie générale de l’évolution biologique centrée sur un facteur nommé BAAYIODUU. Après une courte lettre d’annonce, la série rappelle des connaissances alors établies sur les chromosomes, l’ADN, l’ARN, les histones, les bases nucléiques et le code génétique. Elle introduit ensuite une arborescence de mutations possibles et soutient que les organismes contiendraient une chaîne de 86 paires d’atomes de krypton. L’un des atomes de chaque paire conserverait, depuis l’origine du cosmos, une information décrivant toutes les formes vivantes compatibles avec les lois biologiques ; l’autre capterait l’état du milieu, comparerait cette information au programme initial et provoquerait certaines mutations de l’ADN. Les canaux chimiques et électromagnétiques de la cellule sont mobilisés pour expliquer ce transfert. Le modèle vise notamment à rendre compte des adaptations et du mimétisme en rejetant l’insuffisance supposée de la sélection naturelle. Aucune structure moléculaire, concentration de krypton, signature spectrale ou expérience de mutation n’est toutefois publiée. Les lettres utilisent des analogies pédagogiques et critiquent aussi le modèle terrestre du spin, sans fournir de formalisme de remplacement. D58 combine donc une bonne restitution de notions de génétique déjà connues en 1967 avec un mécanisme additionnel non observé. Sa version forte — le besoin produisant directement la mutation utile — est incompatible avec les résultats classiques montrant que des mutations de résistance peuvent précéder la sélection, sans que cela exclue tous les mécanismes de mutagenèse induite par le stress.
Points clés
- 01
La double hélice, les bases de l’ADN et le rôle du code génétique sont rappelés comme connaissances terrestres.
- 02
Le BAAYIODUU est décrit comme une chaîne de 86 paires d’atomes de krypton.
- 03
Cette structure contiendrait un catalogue cosmique des formes vivantes possibles.
- 04
L’information écologique serait captée puis utilisée pour provoquer certaines mutations de l’ADN.
- 05
Le mécanisme cherche à remplacer ou compléter la sélection naturelle pour expliquer les adaptations.
- 06
Aucune donnée moléculaire ou expérience reproductible n’accompagne la théorie proposée.