D77 est le premier document du lot à proposer une architecture explicite des modes de communication attribués à UMMO. Il affirme d’abord qu’une logique indépendante de la langue aurait été recherchée afin de réduire l’ambiguïté des termes et leur charge émotionnelle. Trois instruments verbaux sont distingués. Le DU-OI-OIYOO, traduit par « langage de liaison », utiliserait des idéogrammes et des groupes de phonèmes pour les échanges ordinaires. L’OIYOYOIDAA superposerait à une conversation courante un second flux codé par répétitions, modulations et accentuations. Un troisième mode prolongerait ce codage numérique pour exprimer des propositions logiques, mathématiques, physiques ou métaphysiques avec davantage de précision. La lettre donne un exemple : une phrase sur une planète verdâtre est convertie en proposition principale et en deux corrections, puis insérée dans un bavardage par répétition de vocables et marques prosodiques. Une partie du décodage présenté sur la page relève toutefois de notes éditoriales, qui reconnaissent ne pas reconstituer toutes les valeurs. D77 relie enfin langage et logique : elle rejette le tiers exclu et le principe de contradiction pour les domaines dits transcendants, tout en conservant une logique bivalente dans la vie quotidienne. Le texte ne formule pas de calcul logique complet permettant d’évaluer cette logique revendiquée.
Points clés
- 01
Trois instruments de communication sont distingués selon la nature des idées à transmettre.
- 02
Le DU-OI-OIYOO est présenté comme le langage ordinaire, oral et idéographique.
- 03
L’OIYOYOIDAA coderait un second flux d’information par répétition et modulation.
- 04
Un exemple de phrase associe une proposition centrale à deux corrections sémantiques.
- 05
Le décodage éditorial de l’exemple reste partiel et comporte des étapes non résolues.
- 06
La lettre revendique une logique non bivalente pour les questions transcendantes.