Épistémologique · Protocole à construire

Une grille tétravalente améliore-t-elle l’analyse contradictoire du corpus ?

Le classement étayé, réfuté, contradictoire ou indéterminé produit-il des analyses plus traçables et reproductibles que les catégories binaires ou les jugements globaux sur l’ensemble du dossier ?

Le classement étayé, réfuté, contradictoire ou indéterminé produit-il des analyses plus traçables et reproductibles que les catégories binaires ou les jugements globaux sur l’ensemble du dossier ?

Proposition de départ

Le corpus refuse, pour certains domaines, de réduire une proposition à vrai ou faux et distingue quatre états. Cette structure pourrait être transformée en grille documentaire à deux axes : présence de preuves favorables et présence de preuves défavorables.

L’intérêt potentiel n’est pas de déclarer qu’une contradiction devient vraie. Une logique paraconsistante permet de conserver localement deux informations incompatibles sans que cette contradiction autorise toutes les conclusions. Pour l’Atlas, la grille doit porter sur l’état des preuves et rester séparée des affirmations ontologiques « hors du WAAM ». Elle peut alors empêcher deux erreurs symétriques : traiter l’absence de preuve comme une réfutation et traiter la présence d’indices contradictoires comme une validation mystérieuse.

Un premier calcul est disponible.

Le nouvel audit compare NR20, Nanty et FDE. L’étude de l’accord entre évaluateurs reste à conduire ; ces calculs ne mesurent pas l’efficacité de la grille.

Préalable formel : calculs et corrections disponibles →

La fiche ci-dessous conserve les objectifs plus larges encore à traiter.

Hypothèse de travail

Ce que l’étude chercherait à évaluer

Deux évaluateurs indépendants utilisant deux axes explicites — soutien et réfutation — classent les propositions du corpus avec un accord supérieur et des justifications plus complètes qu’avec une seule étiquette vrai, faux ou douteux.

Alternatives

Hypothèses concurrentes

  • La grille ne fait que renommer des catégories épistémiques déjà utilisées sans améliorer l’accord entre évaluateurs.
  • Les quatre valeurs du corpus sont ontologiques et ne peuvent pas être adaptées à l’évaluation documentaire sans contresens.
  • La catégorie contradictoire favorise l’accumulation d’indices faibles et donne artificiellement du poids à des affirmations réfutées.
  • La catégorie indéterminée devient un refuge durable qui retarde inutilement les conclusions disponibles.

Protocole initial

Méthode proposée

  1. 01

    Distinguer formellement la logique revendiquée dans D59-2 et NR20 de la grille épistémique construite par l’Atlas ; documenter chaque écart de sens.

  2. 02

    Décomposer un échantillon de lettres en propositions atomiques et définir avant annotation ce qui compte comme preuve favorable, preuve défavorable et source indépendante.

  3. 03

    Coder chaque proposition par deux variables binaires : éléments favorables présents ou absents ; éléments défavorables présents ou absents.

  4. 04

    Déduire les quatre états sans jugement global : étayé (1,0), réfuté (0,1), contradictoire (1,1), indéterminé (0,0).

  5. 05

    Faire annoter le même échantillon en aveugle par au moins deux chercheurs, d’abord avec la grille actuelle, puis avec la matrice tétravalente.

  6. 06

    Mesurer l’accord, inventorier les désaccords et vérifier si chaque classement renvoie à des sources précises plutôt qu’à une impression générale.

  7. 07

    Tester la robustesse sur plusieurs domaines : physique de D59, krypton et conscience, provenance matérielle, modèle Janus et affirmations historiques.

  8. 08

    Publier les matrices, les changements d’état dans le temps et les règles empêchant une preuve dépendante du corpus de compter comme corroboration indépendante.

Critères de réfutation

  • L’accord entre évaluateurs n’augmente pas ou diminue par rapport à une grille plus simple.
  • Les catégories nécessitent des interprétations variables pour produire un classement.
  • La distinction contradictoire / indéterminé ne modifie ni la traçabilité ni les décisions de recherche.
  • L’adaptation documentaire exige d’attribuer aux vocables du corpus un sens absent des lettres.

Résultats possibles

  • Grille plus reproductible
  • Gain limité à certains domaines
  • Outil descriptif sans valeur décisionnelle
  • Adaptation incompatible avec le corpus
  • Données insuffisantes pour comparer

Limites et précautions

  • Équivalence formelle avec UUWUUA IES non démontrée
  • Qualité très inégale des sources
  • Indépendance des témoignages parfois indécidable
  • Risque de confondre quantité et force des preuves
  • Besoin d’un codebook disciplinaire

Passage de relais

Ce qu’un chercheur peut reprendre

Un registre ouvert de propositions à deux axes, accompagné d’un codebook, d’un test d’accord interévaluateurs, d’exemples complets et d’un historique montrant pourquoi chaque proposition change — ou non — de valeur lorsque de nouvelles données apparaissent.