Peut-on reconstruire un réseau temporel et sourcé reliant documents matériels, destinataires, copistes, archives et publications afin d’identifier les voies de diffusion, les points de rupture et l’origine des variantes ?
Le corpus actuel résulte d’envois postaux, d’exemplaires multiples, de copies carbone, photocopies, transcriptions, reclassements, traductions, archives privées et publications web. Chaque étape peut conserver, perdre, déplacer ou modifier une information.
Une carte séduisante ne suffit pas : chaque relation doit renvoyer à une preuve consultable et à une date ou plage d’incertitude. Le réseau observé dépend aussi de ce qui a survécu. Une personne centrale dans les archives disponibles n’était pas nécessairement centrale dans la circulation réelle, et une absence de lien peut simplement traduire une archive manquante.